Grashgeren, dernière chance…

Nous étions déjà venus à Grashgeren et pour tout dire j’avais détesté : il pleuvait, le tracé ne me plaisait pas, j’avais fait un très mauvais résultat et c’était au bout du monde…

Mais cette fois ci tout m’as semblé différent : il faisait grand beau, le paysage était magnifique, notre pension très sympa...le tracé était très intéressant : très long (les allemands sont fiers de dire que « c’est la plus longue piste du monde ») avec plus d’une minute de course, beaucoup de sauts, de la vitesse…

 

Nous sommes arrivés la veille des entraînements, ainsi nous avons pu faire du géant sur place. Ce n’était pas super car la neige était vraiment molle.

 

C’était spécial pour moi car j’étais avec un groupe totalement différent, plus jeune, plus nouveau.

Je fais du skicross depuis 8 ans maintenant (enfin je crois) et j’ai toujours côtoyé les mêmes personnes dans mon groupe. Depuis cette année la roue tourne, il y a beaucoup de nouvelles têtes et mes repères changent. Il faut s’adapter, changer ses habitudes et même si ce n’est pas toujours facile, cela apporte une énergie nouvelle.

 

Bref, revenons sur la course. Il est l’heure de la recco, tout paraît nickel sauf les deux oopppsss du haut qui me tracasse. Et en effet, il me faudra arriver au troisième run pour les passer. Les entraînements sont terminés et je cogite beaucoup, je me rends compte que mon appréhension est toujours présente, que je suis incapable de skier correctement, de rechercher la vitesse. Je ne suis pas encore prête.

 

Je décide donc de ne pas prendre le départ sachant pertinemment que si je ne suis pas prête pour cette course il en sera de même pour les championnats du monde… Le plus dur dans cette histoire c’est que je n’ai pas réussi à me faire plaisir…

Je rentre chez moi, je dois encore beaucoup travailler…


Grashgeren dernière chance…

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